Le dortoir des Midas

/!\ lieux dangereux /!\ occupé par des squatteur, nous avons pu voir 4 chambre squatter ( matelas , sac de couchage,provision , habit suspendu au dernier étage ) . “Heureusement” pour nous a l’heure ou nous avons visité nous avons croisé personne a l’intérieur . Mais en sortant nous avons croisé des ” occupant” un couple de personne âgé qui aurait aménager la cave de ce bâtiment , par respect nous ne les avons pas embêter nous somme pas allé dans les caves et somme parti.

Cette histoire commença le 11 Novembre 1870, par la capitulation d’une ville a proximité après une défense héroïque de plus d’un mois. Cette ville de garnison, voisine de notre village, détruite aux trois quarts, devint allemande et le resta jusqu’en 1918.

Les casernes à l’intérieur de la ville voisine étaient tellement vétustes au bout de deux siècles d’utilisation, qu’il était devenu impensable de les moderniser. Les allemands décidèrent donc de faire une dernière réalisation de taille: construire hors les murs de la vielle ville, l’idée est donc venu de la crées dans la ville voisine, une nouvelle caserne mais également, dans sa partie Nord, de nombreuses maisons destinées à loger les officiers et leurs familles.

 La construction débuta en 1907, les premiers bâtiments furent inaugurés le 1er octobre 1909 et la totalité de la caserne fut achevée en 1912, démontrant ainsi l’efficacité et la performance des bâtisseurs allemands qui ne mirent que 5 années pour construire un tel ensemble!

 En 1940 la caserne, transformée par les allemands en camp de prisonniers arrivant par milliers d’Alsace et des Vosges, fut appelée « Camp de misère ».

En effet, le 24 juin 1940, suite à un terrible orage, l’herbe disparut et fut remplacée par de la boue de plus de 15 cm d’épaisseur entrainant deux conséquences néfastes: premièrement, de nombreux prisonniers ne purent trouver de branchages pour s’isoler du sol et furent réduits à rester debout, à battre la semelle toute la nuit.

Deuxièmement, les fosses ou latrines creusées partout sur le terrain menacèrent de créer les pires épidémies. La garnison allemande relativement réduite n’ayant pas les moyens de faire désinfecter correctement le camp, décida de quitter ce “camp de la misère” et de transférer les prisonniers tout d’abord dans la ville voisine, abandonnée par la population civile puis, le 9 août 1940, en Allemagne où les nouveaux camps, préparés par les allemands, n’avaient plus rien de l’aimable décor de la vielle ville !

A partir de novembre 1944, les bâtiments principaux servirent d’ hôpital de campagne pour l’armée allemande.

En août 1944, le bâtiment de logement de troupe N° 19 fut détruit accidentellement. Des élèves sous-officiers roumains, sous uniforme allemand, auraient déposé des munitions dans l’immeuble au lieu de les remettre au dépôt. Une mauvaise manipulation fit ensuite exploser toute la partie centrale du bâtiment!!

 En 1945, à la fin de la guerre, la caserne changea à nouveau de main et, dès 1946, fut gérée par les services de santé français.

En 1948, l’association des “amis du foyer des détenus” put acquérir quelques bâtiments destinés à l’accueil et à la réinsertion des prisonniers revenant de leur détention en Allemagne

Fin juillet 1992, l’annonce de la dissolution du régiment , après seulement quelque années d’existence fit l’effet d’un coup de massue. Le regiment a largement participé à la vie, non seulement de la ville mais aussi de tout le canton. Son budget annuel hors solde était de 8 millions de Francs ! Au delà de l’activité qu’il a générée, l’impact économique et structurel était loin d’être négligeable.

A l’heure actuelle une bonne partie des bâtiments a été réaménagé en habitation ou en commerce , seul la messe des officier et un dortoir attend encor d’être réhabilité.

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